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agonia romana v3 |
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- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - 2012-06-24 | [Acest text ar trebui citit în francais] |
Six chandelles brûlées, quatre tranquillisants,
Une paire de yeux s'endorment en lisant Les ombres du plafond avançant vers l'aurore Où je la vois lorsqu'elle était petite encore. Petite comme un être est petit à sept ans, Creuse le vide abjecte au vieillard acceptant Les pensées du malheur affolant la pénombre Quand la nuit négrière assujettit son ombre Aux terribles éclairs de Benjamin Franklin... Ouvrent leur peau de zèbre à mes rêves enclins A beurrer de remords l'impotente malade Et l'infirme traînant sa jambe en marmelade. Combien de brancardiers indociles, brutaux, Portent le train mourant en gare des Brotteaux, Avec les valets de mon âme, mal à l'aise, S'enterre la Lorraine au pied de Lyon-Vaise. Sur une solennelle et Moselle photo Combien font deux « Peut-être » et peut-être un peu trop ? La Chiers des instants entre tous mémorables Libère en son eau trouble un Valjean misérable. A la force du bœuf, la Meurthe dans les yeux, L'anorexique effort succombe sous l'essieu D'un vagabond tenant et son singe et son orgue, Comme un chien de sa laisse un corps dans une morgue. Deviendrait-il mon guide ? Alors je le suivrai ! Pour devenir demain un désastre plus vrai, Toute l'émotion de pudiques natures D'une imbécillité que je donne en pâture A des pigeons nourris au mépris du patio Recouvrant l'avenir de vos présents idiots. Son sourire d'antan, disparu, ses absences Sont comme une éternelle et drue réminiscence. Mais aurait-elle de Bellegarde à Longwy Un reproche à me faire et je vous dirais : Oui. Et peut-être un de plus ! Dites ça vous étonne ? Elle le sait trop bien et bien mieux que personne. Pourtant je vous le dis sans nulle autre bagarre Il faudrait être pour dormir dans une gare Etre du bois d'ébène, avoir forcé, contraint, Des yeux de ruminant pour voir passer le train. Moi qui ne vois plus guère en une gigantesque Solitude de port qu'un horizon grotesque, Sur une peau de cuir l'infortuné dégras D'un cochon tirelire à la pata negra. Des ampoules aux mains contre chaudes châtaignes Piquant des hérissons s'allument et s'éteignent... Comme un soir de Nöel à la pierre d'alun Masse d'une eau de neige un souvenir câlin.
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