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Une saison profonde, le temps
poemas [ ]

- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
por [Salvamaria ]

2016-02-28  | [Este texto, tienes que leerlo en francais]    | 



C’est tout ou rien du tout...
Cette quelque chose qui n’a pas de visage,
mais qui y creuse ses traces en tout silence,
sans nous laisser même pas un brin de chance,
lui répondre avec ses propres armes blanches...

Invisible, il nous caresse rarement,
mais il nous manipule d’une promesse irrésistible –
une petite place dans son alter ego – l’éternité, si crédible!

Le temps, c’est Dieu... Nous ne pouvons pas le toucher, nous ne pouvons pas le voir, nous ne pouvons pas nier, non plus, son existence, il est, simplement, un sentiment propre à l’être humain, comme l’amour, la peur, la joie, la tristesse et combien d'autres! Tous ces états n’appartiennent pas à l’esprit, mais à quelque chose qu’on ne peut pas nommer, ni contrôler, mais très profonde... si profonde, que nous n’y avons pas accès, avec toute la force de notre pensée... logique, en plus... J’attribuerais, quand même, ce temps-là, à une saison très intime, dont la raison tient d’une apparence invisible, elle aussi - l’infini... espace et temps, le blanc et le jaune d’un œuf innocent...

Est-ce vrai que le temps n’est rien si on ne le pense pas? (Alain)
Mais, comment faire, Alain, pour ne pas le penser?
Je pense aux montres molles de Dali et je vois le temps transformé en souvenirs, où le temps ne compte plus. Le temps est mis en dérision, il devient juste un passage insignifiant de la naissance à la mort. Ses aiguilles se sont arrêtées, laissant le blanc du cadran fondre et couler, sans raison apparent, vers nulle part... Ces montres molles me donnent la sensation de l’intemporelle...

Passé, présent, futur... mémoire, présent, espoir...

Il existe ou pas, le temps gagne toujours!
Je suis son enfant-présent ou...

Je ressemble
au sable
du sablier
qui devient
temps
seulement
en chute libre

(Ana Blandiana)

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